Article adulte surdoué

L’ADULTE SURDOUE : prendre conscience et comprendre son fonctionnement pour « mieux vivre ».

La « surdouance » est un mot utilisé pour désigner une intelligence hors norme, qui se caractérise par un mode de raisonnement arborescent (fonctionnant par association d’idées), une curiosité insatiable, une hyperactivité, une hypersensibilité, voire une extralucidité, concernerait environ un million d’adultes en France, 2 à 5 % de la population mondiale.

Et pourtant, un grand nombre sont des adultes surdoués qui s’ignorent…

Caractéristiques de l’adulte surdoué :

Comme tout à chacun l’adulte surdoué a sa personnalité qui lui est propre et singulière, néanmoins nous retrouvons très souvent certaines caractéristiques :

  • grandes connaissances, brio,
  • impertinence,
  • explications longues et fourmillantes de détails,
  • interrompt les autres par des questions qui paraissent sans rapport,
  • ne participe pas à la conversation, tout en ayant l’air de ne pas en laisser passer une miette : regard vif posé sur les interlocuteurs ; commentaire soudain si pertinent, tout à coup, qu’il fait basculer un échange anodin en réflexion d’une profondeur inattendue.
  • rarement content de lui-même, des autres, et  de comment tourne le monde,
  • perfectionniste,
  • hypersensible,
  • anxieux,
  • créatif,
  • curieux,
  • hyperactif,
  • hyperéstésique (sens très développés),
  • sens impérieux de la justice,
  • rejet de l’hypocrisie et des faux-semblants,
  • retenue et silence face à l’absurdité des choses ou  sarcasme, etc …

Des adultes en décalage :

Certains vivent très bien leurs différences (et fort heureusement !) car ils ont appris à en faire une force. Mais, pour cela, faut-il encore avoir conscience de la raison de sa différence ou avoir une passion devenue fil conducteur de sa vie.

Néanmoins, beaucoup d’adultes surdoués s’ignorent et se retrouvent dans un profond sentiment de tristesse (voire en dépression), de décalage constant avec les autres, que ce soit dans le domaine personnel ou bien professionnel.

En effet, pas facile de vivre heureux dans ces conditions.

Pourtant bon nombres d’adultes essaient, tant bien que mal, de se conformer, afin de ne pas être marginalisés (cela commence dès le plus jeune âge avec l’école, la famille…).

La construction en faux self : 

Le terme self est la traduction anglaise du soi.

Le vrai self désigne l’image que le sujet se fait de lui-même et qui correspond à ce qu’il est, et à ce qu’il perçoit à travers une réaction adaptée.

Le faux self désigne une instance qui s’est constituée pour s’adapter à une situation plus ou moins anormale et contraignante.

C’est un mécanisme de défense qui construit une personnalité « conforme » (aux attentes extérieures où à celles qu’on pense avoir de nous-mêmes), et qui masque la personne que nous sommes vraiment.

Le faux self peut être sain lorsqu’il est utilisé à bon escient. En effet, il permet de résister psychologiquement aux périodes de stress élevé : examens, accidents de la vie ou aux agressions quotidiennes.

Pour le surdoué, le faux self peut être très redoutable. En effet, il envisage le monde d’une manière fondamentalement différente du groupe, alors que la pression sociale le pousse à lui ressembler.

Ainsi, le surdoué subit cette pression, de manière plus ou moins consciente, jusqu’à ce qu’il s’adapte. Cette pression peut passer par des reproches plus ou moins explicites (soupirs, attitude exaspérée,…), des moqueries, de l’exclusion, voire du harcèlement, ce à tous les âges (aussi bien chez les enfants que chez les adolescents ou les adultes) et dans tous les groupes sociaux (couple, famille, amis, travail…). Pour échapper à cette situation particulièrement agressive, d’autant plus insoutenable que son hypersensibilité le rend plus réceptif, le surdoué finit par avoir recours, de manière systématique et rigide, à ce mode de fonctionnement. Il se retrouve alors dans une situation personnelle et professionnelle, très éloignée de ses aspirations profondes, parfois à l’opposé de ce qu’il est réellement.

Échapper au faux self n’est pas aisé et passe par une grande connaissance de soi et une confiance en soi inébranlable. Pour un surdoué, l’autocritique est au contraire une seconde nature. Il est souvent très exigeant avec lui-même, ce qui l’empêche la plupart du temps de construire cette confiance en soi, alors même que celle-ci lui est encore plus indispensable, à mesure qu’il s’éloigne des standards et des normes.

L’importance d’un diagnostic peu importe son âge : 

C’est souvent lors d’une consultation pour leur enfant que des adultes découvrent leurs « surdons », ou au croisement d’un reportage vu à la télévision ou lu dans un magazine.

En effet, si l’on diagnostique aujourd’hui très tôt les enfants à fort QI, ce n’était pas le cas il y a une trentaine d’années…

Un sentiment de soulagement, de reconnaissance, et une reprise de confiance en soi. C’est ainsi que beaucoup d’adultes, tardivement diagnostiqués surdoués, décrivent ce qu’ils ont ressenti lorsqu’ils ont pu mettre un mot sur leur « différence » :

« Les adultes que je reçois ont longtemps vécu avec leur différence secrètement, comme un aspect négatif de leur personne dont ils ne pouvaient parler. Lorsqu’ils découvrent qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ne souffrent pas d’une pathologie psychiatrique, c’est pour la plupart l’occasion d’un redémarrage ». Monique De Kermadec

C’est en sens qu’un diagnostic (voire un accompagnement  psychologique quand cela s’avère nécessaire) peut être particulièrement bénéfique pour permettre à l’adulte surdoué un mieux être, un « mieux vivre » en harmonie avec ses émotions et sa « vraie » personnalité .

Kelly JEANMAIRE

Le 20 mai 2016

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